Face aux défis climatiques et à la nécessité urgente de repenser nos modes de vie, l’habitat durable s’impose comme une priorité absolue. Le groupe Velux, spécialiste reconnu des solutions pour le confort intérieur, a décidé de franchir un cap décisif en lançant le projet Living Places à Copenhague. Une initiative ambitieuse qui réinvente la façon de construire, de vivre et de concevoir l’architecture de demain.
Ce qu’il faut retenir
- Le projet Living Places de Velux à Copenhague propose des maisons expérimentales dont l’empreinte carbone est trois fois inférieure à celle des constructions classiques.
- Le concept repose sur cinq piliers fondamentaux : santé, partage, simplicité, adaptabilité et scalabilité.
- Les coûts de construction des prototypes Living Places sont comparables à ceux du marché actuel, favorisant une reproductibilité à grande échelle.
- L’architecture mise sur une conception bioclimatique, utilisant la lumière naturelle et la ventilation pour assurer le confort des occupants tout en limitant les besoins énergétiques.
- Chaque matériau a été sélectionné après une analyse rigoureuse de son cycle de vie pour minimiser l’impact environnemental du bâtiment.
- Une expérimentation avec des participants a confirmé que ces logements améliorent significativement le bien-être et la satisfaction des résidents grâce à un design optimisé.
- Le projet encourage une réflexion sur l’usage réel de l’espace habitable pour concevoir des logements plus intelligents et moins énergivores.
Un concept novateur pour l’habitat de demain
Une vision repensée du bâtiment à faible empreinte carbone
Le secteur du bâtiment pèse lourd dans la balance environnementale mondiale : il représente 34 % de la consommation mondiale d’énergie et 37 % des émissions mondiales de CO2. C’est face à ce constat alarmant que le projet Living Places a pris tout son sens. Lancé en 2023 à Copenhague, ce programme expérimental propose une réponse concrète et reproductible à la crise climatique qui touche directement l’habitat. Le concept repose sur cinq grands principes directeurs : santé, partage, simplicité, adaptabilité et scalabilité. Ces piliers ne sont pas de simples mots d’ordre ; ils guident chaque décision architecturale, chaque choix de matériaux et chaque détail constructif pour aboutir à des bâtiments dont l’empreinte carbone est trois fois plus faible que celle des constructions classiques.
Ce qui rend l’initiative particulièrement remarquable, c’est son ambition de rester accessible. Les prix de construction de Living Places sont comparables à ceux du marché pour des maisons individuelles ou mitoyennes classiques, ce qui en fait un modèle potentiellement généralisable à grande échelle dans le secteur du bâtiment.

L’alliance de la lumière naturelle et du confort intérieur
Au cœur du projet Living Places, la lumière naturelle occupe une place fondamentale. Velux, dont l’expertise dans les fenêtres de toit n’est plus à démontrer, a conçu chaque prototype pour maximiser l’apport en éclairage naturel et garantir un climat intérieur sain en toutes saisons. Les habitants passant en moyenne 90 % de leur temps à l’intérieur, la qualité de l’air, le confort thermique et l’accès à la lumière du jour deviennent des enjeux de santé publique à part entière. D’ailleurs, un Européen sur trois est aujourd’hui exposé à un risque climatique intérieur affectant directement sa santé, ce qui souligne l’urgence d’une telle démarche.
Les bâtiments Living Places ont été conçus pour mesurer en temps réel la qualité de l’air, le confort thermique, la lumière du jour et le niveau sonore, garantissant ainsi un suivi précis et scientifique des conditions de vie intérieure.
Des matériaux sains et une architecture responsable
Une sélection rigoureuse pour préserver le climat
L’une des forces du projet réside dans son approche exigeante concernant les matériaux durables. Une analyse complète du cycle de vie a été réalisée pour chaque matériau et technique de construction employés, permettant d’identifier les solutions les plus vertueuses sur le plan environnemental. Cette rigueur méthodologique permet à Living Places d’afficher les émissions de carbone les plus faibles enregistrées au Danemark pour ce type de construction. La décarbonation du bâtiment passe ici par des choix précis et documentés, bien loin des déclarations d’intention sans substance.
La ventilation naturelle figure parmi les techniques privilégiées, tout comme l’optimisation de la lumière du jour et le contrôle de l’humidité. Ces dispositifs contribuent à créer un habitat sain sans recourir à des systèmes énergivores, réduisant ainsi l’empreinte carbone globale des logements tout au long de leur cycle de vie.

La place centrale du toit et des fenêtres dans le projet
Dans l’architecture Living Places, le toit n’est pas simplement une enveloppe protectrice : il devient un vecteur de lumière, d’air et de bien-être. Les fenêtres de toit jouent un rôle crucial dans la régulation thermique et lumineuse de chaque espace. Cette conception bioclimatique permet aux bâtiments d’atteindre des niveaux de confort remarquables : les deux maisons complètes du projet ont atteint entre 89 % et 90 % du temps dans la meilleure zone de confort selon la norme européenne, et la température intérieure s’est maintenue dans la zone de confort 98 % du temps. Des résultats qui témoignent de l’efficacité d’une approche où l’architecture et la technique se mettent véritablement au service des occupants.
L’expérience Living Places menée à Copenhague
Une collaboration axée sur la qualité de vie
Le projet Living Places à Copenhague comprend sept prototypes de bâtiments : cinq pavillons ouverts et deux maisons entièrement fonctionnelles. Cette réalisation est le fruit d’une construction collaborative impliquant Velux, le cabinet d’architectes EFFEKT, les ingénieurs d’Artelia et l’entreprise Enemærke & Petersen. Chacun de ces acteurs a apporté son expertise pour aboutir à un modèle d’habitat sain et performant. En juillet et août 2023, près de 100 participants originaires de 12 pays différents ont séjourné dans ces maisons, offrant un retour d’expérience précieux sur la vie quotidienne au sein de ces bâtiments expérimentaux.
Les résultats de cette expérimentation grandeur nature sont éloquents. Plus de 70 % des participants se sont déclarés plus heureux, détendus et proches de la nature après leur séjour. Par ailleurs, 83 % des hôtes ont exprimé leur préférence pour des pièces bénéficiant de davantage de lumière naturelle, et 85 % ont estimé que les maisons Living Places répondaient bien à leurs besoins fonctionnels. Ces données confirment que le confort et la durabilité ne sont pas incompatibles, bien au contraire.

Un modèle inspirant pour le secteur de la construction
Au-delà de l’expérience danoise, Living Places ambitionne de devenir un modèle reproductible à l’échelle internationale. Les habitations sont pensées pour être modulables, duplicables et accessibles financièrement, ce qui les rend pertinentes aussi bien pour des projets de maisons individuelles que pour des ensembles résidentiels plus vastes. Le groupe Velux s’appuie sur une longue expérience dans les projets de démonstration, avec plus de 30 maisons réalisées sur plus de 20 ans, pour porter cette vision d’une architecture durable ancrée dans la réalité du marché.
Cette initiative s’inscrit aussi dans une réflexion plus large sur l’usage de l’espace. Les familles danoises n’utilisent en moyenne que 37 % de l’espace disponible dans leur maison, ce qui invite à repenser la conception des logements pour mieux répondre aux besoins réels des occupants tout en limitant leur impact environnemental. Living Places propose ainsi non seulement de construire mieux, mais aussi de construire plus intelligemment, en plaçant la qualité de vie et la responsabilité environnementale au même niveau d’exigence.
